PARENTHÈSE ENCHANTÉE DU MOIS D’AOÛT

L’ÎLE DE RÉ SOUS LA PLUIE

Parenthèse pluvieuse sur l’île de Ré

Avant l’île de Ré

Moi qui suis d’habitude plutôt bien organisée. Le papa de cette famille étant lui aussi prévoyant…cette fois-là, au beau milieu du mois d’Août, quand on sait que tout coûte plus cher, que les hôtels sont archis complets, ou qu’il est presque impossible de réserver un logement du jour au lendemain, on avait un peu improvisé.

Monsieur papa voulait en voiture, coffre de toit bien accrochés et nénettes de 5 et 3 ans sur les sièges arrière, pratiquer le trajet Perpignan, Morlaix d’une traite. On quittait les copains. On en rejoignait d’autres pour une belle occasion.

Ce projet d’environ 1000km ne m’aurait pas tellement dérangée avant mais avec les enfants…autant vous dire que c’était fou et que j’ai émis quelques réticences en mode véto.

Hélas, trouver un endroit pour passer la nuit à mi-chemin de notre côte Atlantique. Autant vous dire qu’on n’a pas eu l’embarras du choix.

Très tôt aux aurores, on est donc partis de Passa exactement, à proximité de Perpignan. On a fait escale à Carcassonne pour faire du tourisme jusqu’à l’heure de la sieste de l’après-midi. Oui, on se rajoute des complications, ça n’est pas faux…maiiiis y’avait de l’idée dans tout ça. Explorer un super coin de France, sur notre route, à des heures de chez nous, ça n’arrive pas tous les jours. Fatiguer les enfants à force de découverte, de merveilles médiévales, rapporter quelques souvenirs à nos « potes », déjeuner et avoir nos petits singes exténués pour une route paisible, calme et sereine. Qu’en dîtes-vous ? Ça n’était pas si pire comme projet ! On ferait ensuite une pause pour le goûter, puis pour dîner et on aurait nos mikados en plein dodo pour le reste du chemin nocturne. Ça me semblait parfait !

Mais je m’égare.

Notre logement

Notre hôtel un peu miteux, pour un break bien mérité, on l’a trouvé à la Rochelle. L’idée, étant de petit-déjeuner dans un cadre agréable avant de reprendre la route le lendemain sans traîner.

Notre logement dont la qualité laissait clairement à désirer et le concept d’un petit matin là-bas ne nous emballait pas. Il nous fallait rapidement investiguer pour trouver la perle qui nous permettrait de nous approvisionner puis de nous revigorer à proximité.

l’île de Ré

L’hôtel restaurant

L’océan…Nous sommes tombés sur cette adresse très bien notée, aux mets maison et à la déco de rigueur. Banco, on a rempilé nos affaires et on s’est lancés … sur l’île de Ré à un quart d’heure à peine.

Comment y accéder

Veuillez excuser mon manque de culture générale, je ne savais absolument pas que la traversée de la Rochelle à l’île de Ré se faisait grâce à un pont. Imaginez la belle surprise et ma joie quand j’ai découvert le poteau rose ! Nous pouvions nous rendre sur place sans passer par la case navette maritime.

Première impression

En voiture, le soleil brillait. Enfin garés, la pluie s’est mise à tomber et elle ne s’est presque jamais arrêtée. Seule jour gris, humide, mouillé de nos vacances estivales, le temps s’est rafraîchi. Le vent s’est mis à souffler et grâce à cela, l’île plutôt tranquille ce matin-là s’est offerte à nous, sauvage, unique, comme magique. Ces maisons blanches, ces huisseries vertes, on a tout de suite été conquis. Ré, je ne connaissais pas…mais une chose est sûre, je souhaite y retourner.

Le brunch a l’océan

On est donc allés bruncher. Il était déjà…je ne sais plus. Ni tôt, ni tard mais je voulais du sucré, puis du salé, je voulais tout essayer. Je vous assure, à nous quatre, pour les repas, nous pensons à l’unisson. Bons mangeurs…je savais que je ferais des heureux.

Sur place, on s’est installés au milieu de personnes d’un certain âge, tous, parfaitement apprêtés, basanés. Certains lisaient le journal. D’autres discutaient tout aussi discrètement. Ces dames, ces messieurs mangeaient peu ou pas du tout.

Il y a des jours comme ça, où vous prenez la route sans vraiment regarder vos cheveux, ni cette tenue vestimentaire qui vous accompagnera toute la journée. Vous ne ressemblez à pas grand-chose, d’ailleurs, le miroir de l’hôtel était trop petit, trop haut. Je n’avais pas remarqué que les choses clochaient. Au restaurant je n’ai rien vu non plus. Mais la pluie, ayant fait un bon job, j’ai réalisé plus tard, sur les photos, que j’avais l’air un peu étrange au milieu de ce joli paysage. Et puis flûte, la carte n’était pas donnée, j’avais vraisemblablement faim et l’air de l’océan ouvre l’appétit n’est-ce pas ? Cela sentait si bon et tout avait l’air si parfaitement goûteux. Je ne comptais absolument pas manger avec tant de parcimonie.

Le personnel fut charmant. Les filles ont attendu avec appétit les gaufres qui cuisaient dans la machine mise à disposition. On a saupoudré au sucre ou laissé couler notre caramel beurre salé. Les pâtisseries maison furent savoureuses, et je n’en demande pas beaucoup plus. Nous nous sommes régalés. Les enfants ont ensuite tels de parfaits teckels découvert les lieux, marqué leur territoire, un peu touché à tout. Discrètement, en silence voyez-vous alors cela change tout !

La balade sur l’île de ré

On voulait reprendre la route mais on n’avait bien mangé et on s’est dit qu’on ne pouvait pas décoller sans une belle marche digestive. L’océan était à marée basse, chouette, les filles n’avaient encore jamais vu ça. La fausse maîtresse que je suis a sauté sur l’occasion pour lancer sa jolie leçon pluvieuse oui oui. Les huîtres dans le sable étaient nombreuses, c’était extraordinaire. Je m’émerveille de peu, je viens de la campagne ! On a barboté, ouf, nos bottes et cirés étaient accessibles.

Puis on est repartis comme on est venu. Juste après cette parenthèse dorée qui aura laissé des traces, aujourd’hui je le sais. Romy me parle encore des gâteaux du matin, Liv évoque les coquillages.

l’île de ré…Le bilan

On est donc repartis comme on est venu, furtivement…mais on reviendra…promis…si la vie le permet. On fera le marché, on verra le soleil et peut-être qu’on fera trempette.

Si l’enfermement a confirmé une démarche évidente depuis quelques années, c’est que j’ai besoin de local, de chez nous. J’ai beaucoup pris l’avion plus jeune. Nous avons vécu à l’étranger aussi. Mon amoureux est en vadrouille tout le temps. Aujourd’hui et depuis que j’ai des enfants, j’ai plus que jamais envie d’ici. De l’immense variété des paysages français, dont je ne me lasse pas, et qui m’ont tant manqué quand j’étais absente.

Oui Ré et le reste du pays. Tous somptueux, vastes ou discrets, élégants, sauvages.

Et vous cette île enchantée, vous la connaissez? Vous l’aimez? Trouvez-vous que comme nombres d’adresses touristiques, il y a beaucoup de surfait ou qu’elle est encore assez bien préservée?

N’hésitez pas à me partager vos belles aventures, vos adresses préférées, vos endroits secrets.

Je vous embrasse

Lisa

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