Les oies du lac, nos favorites depuis toujours, le zoo aussi.

Lyon, rencontre avec les animaux du parc de la Tête d’Or.

Quel est d’après-moi le réel atout de la Tête d’Or si nous devions comparer cette adresse aux autres parcs que nous connaissons autour de Lyon ? Voici ce que j’en pense en toute humilité.

Le parc de la Tête d’Or, une oasis pour tous.

Au-delà de la taille exceptionnelle de ce parc, de la qualité de son entretien par la ville, de son esthétique évidente dès que l’on en a franchi ses portes majestueuses, je remarquerais vraisemblablement cette sensation d’évoluer dans une oasis au cœur de la ville. C’est tout aussi dépaysant qu’enivrant, ou reposant.

Les humains sont pourtant là. Ils courent, pédalent, s’étirent, frappent dans la balle mais le lac, lui, apporte son lot de douceur extraordinaire. Les animaux qui l’habitent, nous rappellent à une simplicité systématique. A côté d’eux, nous oublions le reste.

LE PARC DE LA TÊTE D’OR, héritage familial.

Le parc de la tête d’or est comme notre héritage familial.

Enfant, j’y ai appris à faire du vélo, j’ai assisté à mon premier spectacle de Guignol, rebondi sur des châteaux gonflables, fredonné au concert de Chantal Goya, apprécié tant de pique-niques, trempé mes pieds dans les eaux du lac des bras de mon papa.

Lorsque mes enfants sont nés, j’ai redécouvert ce lieu, iconique pour les lyonnais, sous tous ses angles, toutes ses saisons.

Nous y sommes allés des centaines de fois.

Ce gazon, ces allées, les oies, le pédalo, les rosalies, les feuilles d’automne, les premières fleurs, le manège, les gaufres, la trottinette, le vélo, les ballons, les glaces, le théâtre et puis bien sûr…le zoo, les girafes, les flamants roses, les zèbres.

Le zoo, un avis pourtant partagé

J’ai un avis fort partagé sur les zoos en général. Je désapprouve tout un tas de choses. Notamment les cages, les espaces clos, trop petits pour des animaux qui ont l’habitude de courir, de voyager. Leurs frontières en général m’indisposent. Je ne comprends pas bien à d’autres adresses les spectacles de ces pauvres bêtes contraintes, et la domination de l’homme.

À côté de ça, après quelques reportages intéressants il y a quelques années, j’ai aussi nuancé ces idées et admis certains points positifs pour des espèces moins nomades, qui ont naturellement des territoires très restreints dans leur habitat naturel ou qui y sont surtout en danger, menacées par la soif, la faim, le braconnage.

Je crois être encore suffisamment mal informée pour avoir un avis définitif sur la question sauf pour certaines espèces pour lesquelles c’est évident. Mais j’aurais naïvement tendance à approuver les espaces permettant aux animaux d’évoluer au plus proche de leur habitat d’origine en terme de biodiversité, de superficie des enclos…

Entre temps, à tort ou à raison, car je ne prétends détenir absolument aucune vérité, et qu’il n’est pas si simple de se défaire de certaines habitudes, je n’ai très humblement pas fait l’économie de ce zoo-là, celui du parc de la tête d’or, avec mes propres enfants qui me le réclament systématiquement.

Un voyage en ville pour l’éveil des plus petits

A chaque fois, cette adresse me transporte d’émotions. Mon regard serait-il biaisé par la chaleur de mes propres souvenirs ? Peut-être. Aujourd’hui, j’ai ajouté à mon parcours personnel, tel un héritage que nous transmettrons de génération en génération (quoique ce zoo devrait disparaître ou largement changer un jour), quelques pierres sur la trajectoire de mes filles.

Nourrissons, dans leur porte bébé, occasionnellement dans leur poussette , dans nos bras aussi, ou même en faisant leurs premiers pas, mes petits y ont observé les animaux. Il faut le dire, les animaux en vrai, ça n’est pas pareil que dans les livres.

Je retourne donc pour la énième fois à cette même adresse qui malgré ma retenue, contribue c’est certain à l’éveil de mes enfants, notamment en cette période particulière où les activités sont réduites, les voyages presque impossibles. Ces moments sont je dois bien l’admettre tout aussi agréables pour eux, que pour moi.

Les oies et les autres oiseaux.

Les oiseaux, eux, ceux qui sont parfaitement libres, d’y demeurer ou de partir restent là, fidèles, comme si tout comme nous, ils avaient compris que cet espace commun était comme un lieu de pèlerinage serein et paisible. Un endroit où on se sent bien, presque en sécurité.

Presque domestiqués, ils sont accoutumés aux humains, vivent leur vie à côté d’eux sans trop s’en embarrasser pour le plus grand plaisir des passants, des plus jeunes, des plus vieux aussi.

Nous les observons évoluer, sur la terre ferme, dans l’eau, parfois les ailes déployées. Ils nous accueillent toujours, à chaque saison, nous les aimons, ils sont nos préférés voilà tout.

Ils font de chacune de nos sorties au parc, un voyage vers des contrées lointaines et pourtant à quelques mètres de là, la ville s’agite tandis que nous nous apaisons.

Mot de la fin.

Pour finir, j’espère ne pas faire d’erreur sur ce sujet que je connais si peu. Aucunement dans le jugement, j’essaie de m’intéresser, de me faire ma propre idée sans trop me tromper, d’écouter aussi. Mais je suppose que ça n’est pas simple. Les questions sont multiples, la nuance de rigueur comme dans beaucoup d’autres domaines.

D’ailleurs, si vous avez une opinion, zoo ou non dans le monde, à l’heure où l’on tend à réduire celui de la tête d’Or, à le transformer, les éléphants, les ours et d’autres espèces ayant déjà disparu, je serais ravie d’apprendre et de m’améliorer.

J’espère aussi que le sujet vous aura intéressés.

N’hésitez pas à me laisser un mot, un bonjour ou à nous dire ce que vous pensez vous aussi des animaux du parc de la tête d’Or. Préserver la biodiversité et les espèces menacées dans le monde, rendre les animaux sauvages à leur territoire naturel même s’ils n’y ont jamais été, transformer la savane en ferme pédagogique, j’ai tout lu, je suis curieuse, qu’en dîtes-vous?

A très bientôt,

Lisa

Infos pratiques:

-Depuis 1860, la Tête d’Or comprend un parc de plus de 100 ha, un lac de 16 ha, plus de 8 000 arbres,  des milliers de plantes, dont 15 000 au jardin botanique, des serres exotiques, une roseraie, des aires de jeux…accessibles gratuitement.

-Le zoo n’est pas aussi varié que certains zoos payants du reste du pays mais il a le mérite d’être également gratuit et accessible à tous.

-Les activités payantes:

  • Embarcadère : Barques, glisseurs et bateaux à moteur électrique.
  • Les vélos (Rosalies à l’intérieur du Parc, ou en extérieur, Vélov accessibles aux différentes entrées).
  • Poneys
  • Mini Kart
  • Petit train
  • Bateaux pour enfants  dès 3 ans
  • Le grand Carrousel : Ancien manège de chevaux de bois construit en 1895.
  • Le petit Carrousel : Manège de bois plus fabriqué en 1925 incluant Mickey, Minnie, Pluto, Popeye, Pollux, Donald, …, amuseront les enfants à partir d’un an
  • Les balançoires, voitures à pédales, boutiques, restaurants
  • Le théâtre de Guignol

-Attention, fréquentation très augmentée le weekend.

-Horaires et accès ici

Il est possible d’arriver au parc à vélo, par les transports en commun (bus, métro). Toutefois, malgré la difficulté de stationner tout autour du parc, des parkings payants, proches des entrées secondaires, existent à la cité internationale. (Ex: P0…)

-Un peu d’histoire ici

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